Bolivie, carnet pratique

Avant de partir, nous avons recherché pendant des heures des informations sur les pays, sur comment se préparer, sur l’eu et la nourriture. Alors nous mettons à disposition ici un condensé qui servira, on l’espère, aux futurs cyclo voyageurs. Voici donc nos bonnes expériences et nos petits désagréments au bout de 8 semaines de voyage sur les pistes chaotiques de Bolivie (et des parcs du Nord du Chili). Ce ne sont que des retours d’expérience, qui ne représentent qu’un avis, et rien ne garanti évidement que tout se passera de la même manière pour tout le monde. Et heureusement. Cela laisse encore une place à l’inconnu, à l’aventure.

Un article similaire est disponible ici pour la Patagonie.

Vivre « en ville » (logement et nourriture)

À partir du moment où on ne cherche pas un logement grand confort, pas de problème pour trouver de quoi passer la nuit, même à 20h le soir, et même dans les villes dites touristiques comme Uyuni ou Sucre. Les prix sont toujours donnés par personne, que ce soit dans une chambre avec lit simple ou double ou 3 lits. Nous avons même pris quelques fois une chambre lit double pour les parents, et une autre chambre pour Fanny, et on ne payait que pour 3 personnes, et non pas pour 2 chambres.

Photo logement

Les prix sont de l’ordre de 30 à 60 bolivianos par personne (3,6€ à 7,2 € en 2018). Pour ce prix là, la douche et les wc sont hors de la chambre. Il peut parfois y avoir une cuisine accessible, un endroit pour laver son linge, et le wifi si c’est dans une ville.

Pour se nourrir, il y a bien sûr les restos pour touristes qui proposent des pizzas, des hamburgers, …. et il y a les boui-bouis dans lesquels on pourra manger un almuerzo le midi (soupe avec des pâtes suivie d’un plat avec viande et pâtes+riz+ pommes de terres…) ou un arroz con pollo le soir. C’est pas très varié, mais ça nourri bien. Compter dans les 15-20 bolivianos le repas (2-2,5 €).

Se ravitailler pour les bivouacs (nourriture et eau)

Là, ce ne sera pas très varié. Pour les féculents, il sera possible de trouver des pâtes, du riz (mais 20 min de cuisson, c’est pas l’idéal), de la purée. Et pour accompagner, on trouvera des soupes instantanées, du thon (penser à l’ouvre boite, c’est pas toujours avec ouverture facile), des sardines, de la sauce tomate (liquide, mais conditionnée en sachet), des petits pois et des champignons. Pour les midis, dans certains villages, on pourra trouver quelque fois des petits pains (plus ou moins frais) et alors ce sera sandwich au thon ou sardines. On trouve de la mayonnaise en sachet ou de l.huile d’olive qui rend le sandwich moins sec….Quand on n’a pas trouvé les petits pains, on s’est rabattu sur les paquets de pain de mie, mais c’est vite la cata après un séjour sur le porte bagage du vélo…pas facile de faire un sandwich avec des miettes..

Nos courses pour 7 je rus d’autonomie en Bolivie.

Pour les vivres de courses, on trouve « en ville » des graines (cacahuètes, fèves, bananes séchées, raisins secs) et dans n’importe quelle tienda des paquets de gâteaux.

Mais pour trouver tout ça, il faut d’abord trouver une « tienda ». Il n’y en a pas dans tous les villages, loin de là. Et il n’y a pas forcément d’horaire. Il faut toquer à la porte, ou demander au voisin.

Les prix sont très abordables, sans être excessivement bas.

Pour ce qui de l’eau, si le village est habité, il y aura possibilité de demander aux habitants. Sinon, en cherchant un peu, il y a parfois un robinet ou un puit. Mais cela reste le point de vigilance quand on part dans ces régions, et il faudra prévoir parfois 2 jours d’autonomie en eau (3 grand maximum pour notre périple). Pour nous, une journée représente 8 litres d’eau pour 3 personnes (pdej, sandwichs à midi, repas du soir, et eau consommée la journée).

Nous avons systématiquement traitée l’eau que nous avons bu, mais pas celle pour la cuisson. Personne n’a été malade.

Internet

En dehors des grosses villes comme La Paz, Sucre, Oruro, Uyuni, nous n’avons jamais trouvé le wifi. Ni dans les hôtels ou guest houses, ni dans des internet café (puisqu’il n’y en a pas !). Apparement, ici (en tous cas dans les zones où nous sommes passés), les gens utilisent internet que sur leurs téléphones avec les données mobiles. On a acheté une carte SIM locale pour faire de même, mais ça n’a pas été simple. Il a fallu qu’une dame accepte de la mettre à son nom parce qu’il faut enregistrer la carte avec des coordonnées en Bolivie ! La couverture réseau était limitée à certains villages, et quant au débit, c’est franchement pas le Pérou ! Donc globalement, on s’en passe.

Visa touristique pour la Bolivie

Nous avons découvert le fonctionnement du visa touristique bolivien en étant sur place, et cela a failli chambouler nos plans.

Le visa touristique (nov 2018) est gratuit et permet aux citoyens français (pour les autres, à vérifier) de passer jusqu’à 3 périodes de 30 jours en Bolivie (donc 90 jours au total) par année. La première période de 30 jours débute le premier jour d’entrée sur le territoire (oui, bon, c’est logique). La 2e période est une extension gratuite qui doit être faite dans une grande ville au plus tôt 10 jours avant la fin de la 1ere période. Donc si vous ne passez pas dans une grande ville (La Paz, Sucre, Oruro, Uyuni, …) entre le 20e et le 30e jour, ben va falloir aller négocier et expliquer pourquoi auprès d’un agent qui sera seul maître de sa compatissance… nous ça a marché…

Et c’est de même pour la 3e période.

Autre chose qu’il faut bien noter, c’est que la période continue de courir même si vous passez temporairement dans un pays voisin (Chili, Pérou, …). Il n’y a pas de remise à zéro des compteurs.

Par contre, vous pouvez très bien « écouler » la première période, passer dans un autre pays, puis revenir en Bolivie sur votre 2e période qui commencera alors lors de votre 2e entrée en Bolivie. Et idem pour la 3e période.

Bien sûr, tout cela évolue dans le temps, des fois avec les changements de gouvernements, donc à surveiller. Ces infos datent de nov 2018