El Chalten, un décor surréaliste

Coup de cœur unanime pour ce premier aperçu de l’Argentine…pourtant, nous n’en avions pas entendu parler plus que ça avant de partir.

C’est un petit village entouré de quelques falaises, et surplombé par des pics et aiguilles. Quand on se promène en ville, on a l’impression qu’ils ont placardé un poster en toile de fond, avec les montagnes plâtrées de neige, et des nuages qui virevoltent autour.

Oui, je sais, il y a une grosse tache sur le capteur de l’appareil photo, pas la peine d’insister…

Après notre arrivée quelque peu sportive du Chili (voir la petite vidéo sur Instagram ou ici sur l’article précédent du blog), nous avions décidé de ne rien faire pendant un ou deux jours pour nous reposer. Mais la météo nous a joué des tours : alors qu’il devait faire moche, le ciel bleu était au rendez-vous. Alors nous sommes partis pour une baladette qui s’est transformée en 6 h de marche. Une fois les premiers sommets aperçus, l’envie était trop forte, on voulait aller voir ce qui se cachait plus loin…

Puis rebelotte le lendemain car la météo était encore au beau fixe….notre plaisir et émerveillement devant tant de beauté ont eu raison de nos cuisses quelque peu douloureuses…

Et nous avons tiré une premiere conclusion : ici les previsions météo sont aussi fiables qu’un compteur de vélo Decathlon (pas plus de 2 heures….). Si tu regardes trop la météo, tu restes au bistrot !

Sur le retour d’une de ces ballades :

Manu : « C’est fou, on dirait Reinhold Messner ! » alors qu’on croise un homme d’un certain âge en chemise en laine à carreaux, collier autour du cou.

Fanny : « c’est qui Messner ? »

Manu : « m’enfin, c’est le premier alpiniste qui a gravi sans oxygène les 14 sommets de la planète de plus de 8.ooom !  »

Fanny :  » ……  »

Le soir au camping on nous a confirmé que Messner était bien à El Chalten pour le tournage d’un documentaire…On a donc bien croisé Monsieur Messner himself !!!

Des forêts incroyables : les arbres morts restent debout formant de veritable oeuvres d’art

La vuelta al Huemul

Puis Gaspard est arrivé (non sans mal…) et nous avons profité d’une météo encore clémente (en tous cas, plus que ce que donnait les prévisions) pour partir le lendemain pour 4 jours de trek bien sportif et très varié : La vuelta Al Huemul (nom d’une sorte de chamois local) avec au programme tyroliennes, vues sur un « campo de hielo » (littéralement « champ de glace », troisième plus grande étendue de glace après le Groenland et l’Antarctique), bivouac sur une plage avec vue imprenable sur les icebergs.

On en a pris plein les yeux pendant 4 jours mais, il faut l’avouer, également plein les épaules et les jambes à cause des sacs à dos (4 jours d’autonomie ça se fait sentir) !!! Chacun de nous était vraiment heureux et enthousiaste de se retrouver ensemble dans un tel cadre. Que du bonheur.

Les montées se font à un rythme  » tranquilo » à cause des sacs bien chargés , heureusement qu’il nous reste quelques globules de l’altiplano bolivien
Fanny passe la 1 ère tyrolienne, a la force des bras… le sac entre les jambes.
sur fond du Campo de hielo
De loin ….
De plus près
Pêche a l’iceberg
Gaspard après l’essai infructueux de la construction d’un radeau (Koh lanta quand tu nous tiens!!) a rejoint à la nage un iceberg et l’a escaladé.

Réveillon de Noel

Le 24 décembre, nous sommes partis pour un deuxième trek au pied du Fitz Roy et de ses aiguilles (nous étions déjà allé là bas avant l’arrivée de Gaspard, mais nous voulions y retourner avec lui tellement c’était magique). Nous avons passer le réveillon sous nos tentes avec un menu gastronomique : plat de pâtes bolognaises saupoudrées de parmesan, et en dessert : papillotes Révillon (merci MiClaire).

Le matin du 25, le lever de soleil sur le Fitz Roy est tombé à l’eau car il y avait trop de nuages. Mais après une grasse mat’ bien agréable (il fallait bien ça pour digérer le repas de fête de la veille!) les nuages se sont peu à peu déchirés et le Fitz Roy s’est dévoilé…toujours aussi spectaculaire…. Et cerise sur le gateau, quelques condors qui volent au-dessus de nos têtes.

Quand les cyclos deviennent gauchos

Nous avons joué aux gardiens de bétail en Patagonie pendant l’espace de 3 heures dans ce cadre enchanteur dont nous ne nous lassons pas. Manu et Fanny se sont sentis une âme de cavalier, Gaspard a trouvé que c’était plus confortable de faire du cheval via son jeu vidéo dans son canapé, et Mathilde, après avoir serré les fesses pendant les 3/4 de la randonnée, a fini par se décontracter et à apprécier de ne pas avoir à pédaler pour voir le paysage défiler… mais bien contente de retrouver la terre ferme….

Mais si, parfaitement a mon aise !
Discussion autour d’un maté

Pekin express

7h du matin, le réveil sonne. En route pour l’épreuve de l’auto-stop. Deux équipes, plus ou moins motivées, plus ou moins convaincues par la solution imaginée pour se rendre a 90 kms de là pour voir le glacier Perito Moreno se déverser dans un lac.

Bon, la course n’a pas été très serrée. Une première équipe (Fanny et Manu pour ne pas les citer) n’a pas attendu longtemps avant de monter dans une voiture. La 2ème équipée, après 1h 30 d’attente, a décidé de faire demi tour pour finalement y aller en bus…mais elle a rapidement réalisé qu’elle n’avait pas un sous en poche, ni de carte bancaire…. Le premier duo était parti tous les moyens de paiements….. Mais Cette équipe (pleine de ressources) s’est re motivée (elle n’avait pas bien le choix) et a finalement était prise par une famille espagnole pas longtemps après….

Mais cette aventure palpitante ne s’arrête pas là. A l’entrée du parc national, la première équipe a dû descendre de sa voiture pour attendre la deuxième, pour leur donner les tickets d’entrée au parc. Du coup, il leur a fallu trouver de nouveau une voiture pour faire les 30 derniers kms, alors que la 2ème équipe a pu rester,elle, dans sa voiture. Et c’est en courant que l’équipe 1 a réussi a rejoindre une voiture et a apitoyer des brésiliens, pour finalement rester en tete de la course !!!!

Revenons à nos moutons : le glacier Perito Moreno. C’est vrai qu’on est vraiment tout près et tout petit … Une fois de plus la nature nous rend bien humble!! C’est comme quand on observe le ciel à la recherche d’étoiles filantes : une fois installé devant le front glaciaire, il n’y a plus qu’a patienter… le plus difficile étant de regarder au bon endroit, au bon moment.

Difficile de se rendre compte de l’échelle. Ca fait entre 70 et 100 m de haut… quand même…

Le bruit assourdissant de la glace qui tombe guide notre regard, mais il faut être rapide et rester très vigilant. Cela demande beaucoup de concentration. On n’a pas des vies faciles… Le spectacle reste grandiose malgré les nombreux spectateurs… il est difficile de partir….

Apres cette magnifique parenthèse en famille au complet, Gaspard est retourné retrouver sa vie d’étudiant parisien. C’est donc de nouveau à trois que nous partons découvrir un autre massif montagneux : Los Torres del Paine, Pour cela nous enfourcherons à nouveau nos vélos pour quitter l’Argentine et retrouver le Chili. Au programme 5 jours d’autonomie dans la pampa avec le vent dans le dos ( enfin on espère…), de l’asphalte et un soupçon de ripio. A suivre..

Finissez bien l’année et Hasta luego!!

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29 réflexions au sujet de « El Chalten, un décor surréaliste »

  1. Merci de partager toutes ces beautés argentines avec nous . Chacun de vos récits est une magnifique évasion pour nous .
    Y muy buena noche vieja à todos !

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  2. BRAVO encore, merci de nous partager tous ces moments de bonheur conscients qu’il vous faut du courage . Que de belles choses vous nous montrez, nous aimerions avoir qq années en moins et prendre votre suite ! Merci aussi pour la qualité de votre blog que nous lisons avec joie. Très bonne continuation en 2019. Nous serons avec Clairon à Argentière pour faire ce changement d’année et aurons une grande pensée pour vous. Jean Paul et Anne

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  3. J ai hate de découvrir votre menu gastronomique du réveillon de ce soir!!
    En attendant, je me demande bien qui va bien pouvoir venir faire du skating avec moi…bises et continuez à vous en mettre plein les yeux… ça nous fait rêver après!

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    1. Et bien pour mettre fin au suspens du menu du reveilon:
      Lit de caviar du Kamchatska sur son canapé toasté…Et en dessert Rocher suchard au chocolat noir…Bon le plat principal etait un peu moins foufou ( pâte à la sauce tomate) mais quand même, on progresse….

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  4. Ensorcelés depuis le début, nous guettons fébrilement l’apparition de chaque nouveau chapitre. Quelle description insolite allez vous nous faire de votre réveillon du jour de l’an? Bonne poursuite de vos pérégrinations en 2019 pour de nouveaux exploits à cheval, à pied, en stop, en bateau, en vélo!…en trottinette? en parapente.?.. On vous embrasse Hélène et Pierre.

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    1. Tu ne crois pas si bien dire parce qu’ avec le vent
      patagonien qui se lève on pense sérieusement à mettre une voile à nos vélos…
      Meilleurs vœux à vous aussi.

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    1. C’est vrai qu’on voit pas mal de pêcheurs. Mais Fanny n’ a pas encore nourri ses parents… Il faut dire pour sa défense que son matériel de pêche est un peu archaïque. Mais on se régale et on savoure les paysages….

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  5. Magnifique!!!! encore merci pour votre récit très palpitant!
    Villard de Lans vous embrasse et vous souhaite une bonne année 2019 avec des pneus neuf!!!!
    Jérôme

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  6. Merci pour tous ces beaux souvenirs , ces merveilleux moments que vous nous faites partager et que vous traversez avec un courage exemplaire.
    Bonne année bises famille Pelissier

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  7. Superbe, bonne année.
    L’Argentine me rappelle mes 9 ans ballades à cheval et les grands espaces de la pampa, malheureusement nous n’étions pas descendu jusqu’au iceberg.

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  8. Que c’est encore magnifique.
    Que vous souhaitez pour 2019, du rêve? Vous êtes en plein de dedans; Des projets fabuleux ? Vous les concrétisez. Des images féériques? vous les avez sous vos yeux.
    Alors… la famille Amouroux vous souhaite de poursuivre vos rêves, vos projets les plus fous et de nous faire partager ces moments d’amour, de bonheur, de courage, et d’admiration (pour notre part) Belle année à tous les quatre.
    Profitez et continuez à nous donner envie.

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    1. Des girouettes, il pourrait y en avoir par ici. En tous cas, avec le vent qu’il y a parfois, elles auraient du boulot ! Profitez bien de la non-neige de Chartreuse, et bonne année a todos.

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  9. Merci, merci, merci pour toutes ces belles images et ces sympathiques carnets de route. Continuez bien en 2019! on en veut encore et encore!
    Bisous
    Anne-Marie

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  10. Merci, nous venons de découvrir votre blog et de faire, en chambre, un magnifique voyage. Bravo pour votre courage et persévérance. Evidemment le Mont Aiguille doit vous paraitre une petite poussière à côté du Fitz Roy ! Et plein de nouvelles aventures vélocipédiques pour cette nouvelle année 2019.
    Bises
    Alain et Danièle

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  11. Trop – super – WOOAAAWWWW !!
    On adore ! Et on attend avec impatience le prochain numéro de vos aventures grandioses et palpitantes !!

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    1. Holà los vecinos
      Contents et touchés de lire que nos voisins préférés nous suivent….
      Bonne année à vous ainsi qu’à votre grande famile sans oublier celle du basket…
      Hasta luego

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