Le matériel de bivouac

IMG_3622

Nous allons passer une bonne partie de nos nuits au milieu de la cambrousse, avec vue sur les montagnes, avec le ciel étoilé pour nous. Mais pour que les nuits soient réparatrices, il nous faut du matériel adapté et éprouvé. Nous n’en sommes pas à notre première expérience, et pourtant il y a toujours des choses à revoir. Voici quelques infos pour ceux qui pratiquent déjà ou qui voudraient pratiquer un jour le bivouac pleine nature.

Articles connexes : Le matériel de vélo, le matériel photo et vidéo.

La tente

Premier point important, c’est qu’elle soit facile et rapide à monter et à démonter : imaginez la pluie qui menace, après une grosse journée de vélo à 4000 m d’altitude, la fatigue dans les jambes, et la faim qui nous tiraille le bide. Ben voilà, tout est dit. Concrètement, ça veut dire qu’il faut pouvoir monter la tente à une seule personne, pendant que les autres commencent à préparer à manger par exemple.

IMG_5975

La tente qui fera la différence sur le long terme, c’est celle qui aura des repères pour savoir où va tel et tel arceau (ou idéalement, des arceaux tous identiques comme ça la question ne se pose pas…). C’est un gain de temps non négligeable quand il fait sombre par exemple. Ce que l’on aime bien aussi, c’est quand les arceaux n’ont pas de sens, mais ça c’est plus rare. Et enfin, quand les arceaux sont dans des fourreaux qui sont sur le double toit, et non pas sur la toile de tente intérieure. L’avantage, c’est qu’on peut monter uniquement le double toit quand il fait très chaud, et on peut retirer la toile intérieure sans se mouiller quand il pleut, et inversement, on peut la monter sans se faire mouiller.

Autre point intéressant, c’est quand il n’y a pas trop de sardines à mettre pour qu’elle tienne debout toute seule (parce que des fois, le sol n’est pas très « sardinable »).

Ensuite vient le critère de l’habitabilité. C’est à dire l’espace que l’on peut avoir quand on est à trois dans la tente à se changer, s’installer,  … il faut une hauteur qui permette de se tenir assis sans être courbé sinon bonjour le mal de dos au bout de quelques jours.

DSC00854

 

 

 

Et puis une grande abside pour pouvoir mettre en dehors de la zone habitable tout ce dont on a pas vraiment besoin pour la nuit.

 

 

IMG_5973

Enfin autre détail pratique, c’est la double ouverture qui permet à chacun de sortir sans devoir enjamber les autres (par exemple pour le pipi de la nuit pour ne pas réveiller tout le monde).

Vous trouverez un test de cette tente ici.

Les sardines

DSC01418
Les blanches se tordent un peu trop facilement, on est passé sur des sardines « étoile »

Accessoire indispensable pour une tente, il en existe plein de différentes adaptées aux sols mous, durs, au sable ou à la neige. Il faut en tous cas en trouver qui ne se tordent pas au premier caillou rencontré, parce que l’activité dé-tordage de sardine, c’est marrant une fois, mais pas plus. Les nôtres sont en étoile à 3 branches (ok, c’est pas vraiment une étoile alors…), et on ne les tord pas souvent.

DSC00880
Par grand vent, on est des fois amené à doubler les sardines.

Les duvets

IMG_0105

Plume ou synthétique ? Nous avons choisi la plume. C’est ce qu’on avait lors de nos voyages précédents, et même par temps humides (comme en Islande par exemple) on a jamais eu le problème des duvets mouillés. L’avantage c’est le rapport poids-compacité / chaleur qui est sans comparaison. Nous repartons avec nos vieux Valandre (qui ont plus de 20 ans de bons et loyaux services), et pour lesquels nous avons changé les fermetures éclair. On dort en tshirt jusqu’à 5 °C, et pour des température jusqu’à -5ºC, on pourra rajouter des épaisseurs (mais pas trop, parce qu’au bout d’un moment, tout est compressé, ça ne respire plus, et on humidifie par l’intérieur.

Les matelas

La quadrature du cercle, c’est de trouver ceux qui sont légers, confortables et résistants. Pour l’instant on a trouvé des légers et confortables, mais nous avons déjà du les ramener en SAV 2 fois…… donc côté résistance, on va dire que c’est pas encore ça. Mais leur confort est grandiose, donc on tente quand même avec ceux-là, on a pas envie de réinvestir là-dessus, d’autant que les modèles résistants sont souvent moins confortables que ceux qu’on a.

Sinon, il y a des modèles en mousse, des modèles auto-gonflants, et des modèles gonflables. Les premiers sont résistants et légers mais peu confortables (modèle gris sur la photo, 380 g. Et modèle un peu plus évolué en orange, 370 g), les 2èmes sont assez confortables, correctement résistants mais pas légers (modèle vert sur la photo, 1400 g), et les 3èmes sont surtout confortables et légers (450 g). Faites votre choix !

matelas.jpg

 

Les oreillers.

La solution la plus simple et légère consiste à mettre des vêtements dans la housse du duvet. Mais au niveau confort et cervicales, rien ne remplace un oreiller qui se tient, et avec une vraie forme. On a investi dans des oreillers gonflables de chez Sea-to-Summit (Voir notre compte-rendu de test ici : Aero Pillow), et on trouve ça super bien pour un poids archi raisonnable de 55g.

 

Le seatpad

Ça c’est le petit plus qui est un peu pénible à ranger dans les sacoches, mais qui rend bien service pendant les pauses manger et qu’il faut s’asseoir sur les cailloux ou sur un sol détrempé. On a tout simplement découpé des morceaux de 32 par 52 cm dans un matelas mousse acheté 8€, et le tour est joué.

SeatPad.jpg

Le réchaud

IMG_6003

Vu notre destination, nous allons partir avec un réchaud essence, voire multi-combustible (essence et gaz). Parce que les cartouches de gaz que l’on trouve dans une bonne partie des pays européens (que ce soit les cartouches camping gaz ou les cartouches à visser Coleman-Primus-Optimus) se trouve beaucoup moins facilement dans les pays un peu roots. Alors que l’essence, même si il n’y a pas de station service à un endroit, on peut toujours aller négocier avec un chauffeur quelques centilitres à siphonner dans un réservoir….

Nous partirons avec un Primus Omnilite (en titane radioactif venant du démantèlement des sous-marins Russes !). C’est le plus léger des réchauds à essence.

Gratte gratte

Les allumettes ça ne marche plus quand c’est mouillé, le briquet c’est toujours vide quand on en a besoin. On a opté pour la version gratte-gratte qui génère une étincelle ultra-puissante juste en grattant l’une des pièces sur l’autre. Un must pour être sur de pouvoir manger chaud !

DSC01482

 

 

20150530_190443
Rando de quelques jours dans le massif central
IMG_2224
Bivouac de rêve face aux icebergs au Groenland.

Une réflexion au sujet de « Le matériel de bivouac »

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte. blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s