Le matériel de bivouac

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Nous allons passer une bonne partie de nos nuits au milieu de la cambrousse, avec vue sur les montagnes, avec le ciel étoilé pour nous. Mais pour que les nuits soient réparatrices, il nous faut du matériel adapté et éprouvé. Nous n’en sommes pas à notre première expérience, et pourtant il y a toujours des choses à revoir. Voici quelques infos pour ceux qui pratiquent déjà ou qui voudraient pratiquer un jour le bivouac pleine nature.

Articles connexes : Le matériel de vélo, le matériel photo et vidéo.

La tente

Premier point important, c’est qu’elle soit facile et rapide à monter et à démonter : imaginez la pluie qui menace, après une grosse journée de vélo à 4000 m d’altitude, la fatigue dans les jambes, et la faim qui nous tiraille le bide. Ben voilà, tout est dit. Concrètement, ça veut dire qu’il faut pouvoir monter la tente à une seule personne, pendant que les autres commencent à préparer à manger par exemple.

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La tente qui fera la différence sur le long terme, c’est celle qui aura des repères pour savoir où va tel et tel arceau (ou idéalement, des arceaux tous identiques comme ça la question ne se pose pas…). C’est un gain de temps non négligeable quand il fait sombre par exemple. Ce que l’on aime bien aussi, c’est quand les arceaux n’ont pas de sens, mais ça c’est plus rare. Et enfin, quand les arceaux sont dans des fourreaux qui sont sur le double toit, et non pas sur la toile de tente intérieure. L’avantage, c’est qu’on peut monter uniquement le double toit quand il fait très chaud, et on peut retirer la toile intérieure sans se mouiller quand il pleut, et inversement, on peut la monter sans se faire mouiller.

Autre point intéressant, c’est quand il n’y a pas trop de sardines à mettre pour qu’elle tienne debout toute seule (parce que des fois, le sol n’est pas très « sardinable »).

Ensuite vient le critère de l’habitabilité. C’est à dire l’espace que l’on peut avoir quand on est à trois dans la tente à se changer, s’installer… il faut une hauteur qui permette de se tenir assis sans être courbé sinon bonjour le mal de dos au bout de quelques jours.

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Et puis une grande abside pour pouvoir mettre en dehors de la zone habitable tout ce dont on a pas vraiment besoin pour la nuit.

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Enfin autre détail pratique, c’est la double ouverture qui permet à chacun de sortir sans devoir enjamber les autres (par exemple pour le pipi de la nuit pour ne pas réveiller tout le monde).

Vous trouverez un test de cette tente ici.

MaJ du 30 nov 2018 , après 2 mois et demi sur les pistes boliviennes et chiliennes :

Rien à redire côté habitabilité, elle est très bien pour rentrer nos 10 sacoches vélo et nos 3 sacs à dos et avoir encore la place de bouger et faire marcher le réchaud à l’intérieur quand il y a trop de vent. On à bivouaqué moult fois dans le sable et sur le sel (Salar de Coipasa eu Uyuni), et elle a survécu. On a juste mis un peu de bougie sur les fermetures éclairs qui coinçouillaient un peu au bout de 3-4 semaines. Une seule casse à déplorer mais nous en sommes responsable : un arceau. Un gros coup de vent à arraché les premières sardines alors que l’on était en train de la fixer, et elle est venue se scratcher sur Fanny en cassant en arceau. Un tube de réparation de fortune fourni avec la tente nous a permis de continuer à l’utiliser sans problème majeur. A voir plus tard si on commande un bout d’arceau de rechange…

Les sardines

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Les blanches se tordent un peu trop facilement, on est passé sur des sardines « étoile »

Accessoire indispensable pour une tente, il en existe plein de différentes adaptées aux sols mous, durs, au sable ou à la neige. Il faut en tous cas en trouver qui ne se tordent pas au premier caillou rencontré, parce que l’activité dé-tordage de sardine, c’est marrant une fois, mais pas plus. Les nôtres sont en étoile à 3 branches (ok, c’est pas vraiment une étoile alors…), et on ne les tord pas souvent.

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Par grand vent, on est des fois amené à doubler les sardines.

MaJ du 30 nov 2018 , après 2 mois et demi sur les pistes boliviennes et chiliennes :

Nos sardines (les rouges) ont quand même plié à plusieurs reprises car le sol bolivien est parfois sableux, mais aussi souvent caillouteux. L’activité detordage de sardine a eu lieu régulièrement. Une seule sardine a fini par casser a force d’être tordue et détordue. A suivre…

Les duvets

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Plume ou synthétique ? Nous avons choisi la plume. C’est ce qu’on avait lors de nos voyages précédents, et même par temps humides (comme en Islande par exemple) on a jamais eu le problème des duvets mouillés. L’avantage c’est le rapport poids-compacité / chaleur qui est sans comparaison. Nous repartons avec nos vieux Valandre (qui ont plus de 20 ans de bons et loyaux services), et pour lesquels nous avons changé les fermetures éclair. On dort en tshirt jusqu’à 5 °C, et pour des température jusqu’à -5ºC, on rajoute des épaisseurs (mais pas trop, parce qu’au bout d’un moment, tout est compressé, ça ne respire plus, et on humidifie par l’intérieur.

MaJ du 30 nov 2018 , après 2 mois et demi sur les pistes boliviennes et chiliennes :

En Bolivie, nous étions constamment entre 3600 et 4900m, et nous n’avons jamais eu trop froid. Quelques nuits nous avons dormi avec un petit collant et une polaire. C’était les nuits où les gourdes gelaient partiellement. Mais comme on avait pas spécialement froid le soir en se couchant, on pense que la température ne passait en dessous de zéro que quelques heures avant le lever du soleil.

Au Chili, sur la Carretera Austral, les températures sont clémentes la nuit : environ 8-10ºC. Peut être un peu en-dessous certaines nuits. Donc pas de soucis avec nos duvets. On verra quand on sera plus au Sud…

Les matelas

La quadrature du cercle, c’est de trouver ceux qui sont légers, confortables et résistants. Pour l’instant on a trouvé des légers et confortables, mais nous avons déjà du les ramener en SAV 2 fois…… donc côté résistance, on va dire que c’est pas encore ça. Mais leur confort est grandiose, donc on tente quand même avec ceux-là, on a pas envie de réinvestir là-dessus, d’autant que les modèles résistants sont souvent moins confortables que ceux qu’on a.

Sinon, il y a des modèles en mousse, des modèles auto-gonflants, et des modèles gonflables. Les premiers sont résistants et légers mais peu confortables (modèle gris sur la photo, 380 g. Et modèle un peu plus évolué en orange, 370 g), les 2èmes sont assez confortables, correctement résistants mais pas légers (modèle vert sur la photo, 1400 g), et les 3èmes sont surtout confortables et légers (450 g). Faites votre choix !

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MaJ du 30 nov 2018 , après 2 mois et demi sur les pistes boliviennes et chiliennes :

Un de nos matelas Exped a encore fait des siennes… ça fait la 3ème fois qu’on se fait remplacer un matelas Exped (encore sous garantie à chaque fois, heureusement ). Il s’agit de « l’explosion » de boudin, c’est à dire que 2 boudins voisins décident de n’en faire qu’un seul, mais l’épaisseur devient le double de celle des autres…. pas très confortable…

Coup de chance, on a trouvé un magasin à Puerto Montt où on a pu en acheter un nouveau, de peur que ça empire. Il s’agit encore d’un gonflant, de ma marque Mammut. Il a une pompe intégrée, et il est aussi compatible avec le sac de gonflage Exped. Sûrement un compte rendu de test à venir sur Expemag.com en complément des tests faits par Anthony l’été dernier. A suivre.

Les oreillers.

La solution la plus simple et légère consiste à mettre des vêtements dans la housse du duvet. Mais au niveau confort et cervicales, rien ne remplace un oreiller qui se tient, et avec une vraie forme. On a investi dans des oreillers gonflables de chez Sea-to-Summit (Voir notre compte-rendu de test ici : Aero Pillow), et on trouve ça super bien pour un poids archi raisonnable de 55g.

Le seatpad

Ça c’est le petit plus qui est un peu pénible à ranger dans les sacoches, mais qui rend bien service pendant les pauses manger et qu’il faut s’asseoir sur les cailloux ou sur un sol détrempé ou très poussiéreux. On a tout simplement découpé des morceaux de 32 par 52 cm dans un matelas mousse acheté 8€, et le tour est joué.

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Le réchaud

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Vu notre destination, nous allons partir avec un réchaud essence, voire multi-combustible (essence et gaz). Parce que les cartouches de gaz que l’on trouve dans une bonne partie des pays européens (que ce soit les cartouches camping gaz ou les cartouches à visser Coleman-Primus-Optimus) se trouve beaucoup moins facilement dans les pays un peu roots. Alors que l’essence, même si il n’y a pas de station service à un endroit, on peut toujours aller négocier avec un chauffeur quelques centilitres à siphonner dans un réservoir….

Nous partirons avec un Primus Omnilite (en titane radioactif venant du démantèlement des sous-marins Russes !). C’est un des plus léger des réchauds à essence.

MaJ du 30 nov 2018 , après 2 mois et demi sur les pistes boliviennes et chiliennes :

Notre réchaud Primus Omnifuel Ti a fonctionné à peu près correctement. Mais c’est toujours un peu capricieux ces bêtes là. Difficile de dire si les problèmes ont été causés par la mauvaise qualité de l’essence, par l’altitude (on était toujours à plus de 3600m, et jusqu’à 4900m), ou si il y a vraiment des soucis de fiabilité / stabilité. On va dire que c’est un peu tout mélangé. On a eu de l’encrassement au niveau de la vis de réglage du débit, des gicleurs à déboucher presque tous les jours, des puissances de chauffe anormalement basses par moment, … mais on a toujours pu manger chaud. En tous cas, INDISPENSABLE, il faut partir avec le kit de réparation (et le bon !). C’est à dire les différents gicleurs (en fonction de l’essence trouvée), le joint de rechange pour la vis de réglage (le bleu pour notre réchaud, que l’on a dû changer une fois), l’outil de nettoyage des gicleurs, le diffuseur a 3 branches de rechange (on en a perdu un, et on était content d’en avoir un de rechange, sinon le réchaud est inutilisable).

Depuis que nous sommes retourné au niveau de la mer, au Chili, et que l’on a pris de l’essence toute neuve, le réchaud est beaucoup moins capricieux.

Pour info, on a jamais vu de cartouche gaz dans les tiendas de Bolivie…. a bon entendeur… Par contre, il y en a au Chili.

Bols

On est devenu fan des bols pliants Sea To Summit. Compacts à transporter, ils ne donnent pas de goût au contenu, et ils tiennent la route après une utilisation intensive.

Après ces 2 premiers mois de voyage, on en est peut être à 100 ou 150 pliages-dépliages pour chacun des 3 bols, et pas de signe de fatigue des « accordéons ».

Cuillères – fourchettes

On aimait bien le design des cuillères – fourchettes LightMyFire, mais franchement, elles ne tiennent pas la route. Dès que tu dois mélanger une tambouille un peu pâteuse, ben tu retrouves la moitié de l’ustensile dans ta pâtée. Rien de telle qu’une vraie cuillère en inox pour manger, et une grande cuillère en bois pour cuisiner et mélanger sans abîmer sa popote.

Gratte gratte

Les allumettes ça ne marche plus quand c’est mouillé, le briquet c’est toujours vide quand on en a besoin. On a opté pour la version gratte-gratte qui génère une étincelle ultra-puissante, juste en grattant l’une des 2 pièces sur l’autre. Un must pour être sur de pouvoir manger chaud !

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4 réflexions au sujet de « Le matériel de bivouac »

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte. blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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