Le matériel de vélo

« Mais au fait, vous partez avec un VTT ou un vélo de course ? »

Et bien aucun des 2 ! Pour partir en vélo en voyage, et bien il faut un vélo de ….. voyage. Tout simplement.

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Islande 2009

Vous trouverez ici les quelques éléments de réflexion et les choix que nous avons faits pour nos vélos. Nous remercions particulièrement l’équipe de Naturavélo (notre partenaire « vélo ») pour tous les conseils et avis partagés, qui vont nous permettre de partir vraiment serein avec notre matériel. On attend le vélo de Mathilde avec impatience (un vélo de la marque Histoire, une marque française qui assemble des vélos de voyage avec des cadres fabriqués en Europe). Si vous faites un tour chez Naturavélo (Grenoble), dites leur que vous venez de notre part !

Tout d’abord, pour que notre fidèle destrier puisse porter notre maison (enfin, nos sacoches), il faudra qu’il soit équipé d’un porte-bagage. Au moins un au-dessus de la roue arrière, et si le chargement le nécessite, un autre sur la roue avant (chacun avec 2 sacoches).

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Norvège 2017

Ces éléments sont mis à rude épreuve quand on roule sur les pistes un peu chaotiques, et nous avons lu plusieurs compte-rendus de cyclo qui ont cassé leur porte-bagage. Donc nous visons des modèles éprouvés par des cyclo avant nous : soit en acier de chez Tubus, soit en alu de chez Racktime (mais dans ce cas, ne pas trop exagérer sur le poids du chargement…)

porte-bagage-de-velo-charge-lourde-tubus-logo-evo_full_2A l’arrière, il en existe avec une hauteur de fixation des sacoches rabaissée, ce qui permet d’avoir le poids un peu plus bas, et de limiter la « déstabilisation » due aux sacoches. Nous optons pour cela pour les vélos de Math et Fanny qui sont des 28″, donc un peu plus haut que celui de Manu en 26″.

porte-bagages-avant-tubus-taraA l’avant, le poids des sacoches peut perturber un peu la direction, c’est pourquoi on met en général des sacoches un peu plus petites / un peu moins lourdes qu’à l’arrière. Là aussi, nous choisissons des versions « low rider » pour avoir les sacoches plutôt en position basses.

A nos début de voyage itinérant, Mathilde avait un porte bagage arrière sur son VTT. Quant au vélo de Manu, c’était un « tout suspendu » (avec une suspension arrière), ce qui ne permettait pas de mettre de porte-bagage (ben voui, si ça bouge entre la roue et le cadre, on peut pas fixer quelque chose sur la roue et le cadre….). J’utilisais donc une remorque (Une bob-yak au début, puis une Extra-Wheel par la suite).

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Chargement pas très … optimisé. Islande 2009

C’est une solution, mais je préfère la solution porte-bagage parce que c’est moins lourd, c’est moins encombrant (quand il faut prendre le train, le bus, …) et bien plus maniable (imaginez le demi-tour sur un chemin étroit…. avec une remorque vélo, il faut le permis 38 tonnes !).

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Plus c’est compact, plus c’est facile à transporter !

x522ece3fa81fd.jpg.pagespeed.ic.fXuhBDCTJ7Pour la selle, nous avons fait comme beaucoup de cyclo-voyageurs, nous avons opté pour les selles en cuir de chez Brooks. La selle en cuir se forme en quelques temps à la forme des fesses (et des appuis fessiers), et ensuite c’est que du bonheur ! Bon, au bout de 6 heures de pédalage, on est quand même content de descendre du vélo, mais plus de douleur ni de fourmis dans le c….

position_cadre_base

Pour ce qui est du cadre, le discours que l’on entend le plus souvent est en faveur du cadre acier. Avec comme argument que c’est facile de faire ressouder son vélo acier à l’étranger, alors qu’un cadre aluminium ne pourra pas se ressouder facilement. Bon, comment dire, je serais curieux de savoir combien de personnes ont eu à faire ressouder leur cadre de vélo en voyage. Mais bon, admettons. Pour ma part, je retiendrai l’acier plus pour son coté solide tout en étant souple (en comparaison à l’alu, qui est raide et cassant – je vous fais pas un cours de résistance des matériaux, c’est pas l’objet du blog !). Au final, nous aurons des cadres aciers pour les poids lourds (Manu et Math), et un cadre alu pour notre poids plume (Fanny).

Coté géométrie de cadre pour un vélo de voyage, le pilote se trouve dans une position « confortable », a mi-chemin entre le VTT où on peut être bien en avant (sur les bras), et un vélo de ville où on est le dos très droit (pas très efficace pour pédaler).

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Le choix d’une géométrie de cadre adaptée, c’est primordial ! Laos 2009

marathon_plus_cut_neuPour les pneus, les modèles qui ont vraiment fait leurs preuves, ce sont les pneus de la gamme Schwalbe Marathon. On trouve pluseurs types de pneus, renforcés, roulants, avec un crantage complet ou seulement sur les cotés. La gomme est accrochante mais ne s’use pas trop vite. Je ne suis pas un gros rouleur, mais les miens ont quelques milliers de kms et ne paraissent pas usés pour autant.

Le petit plus, c’est qu’ils ont une bande rétro réfléchissante sur tout le tour, ce qui permet d’être vu la nuit par les véhicules qui arrivent sur le coté (dans la mesure où ils ont leurs feux allumés, cela va de soi). Et ils ont aussi une bande de renfort pour une meilleure résistance à la crevaison (nombreux sont les cyclo n’ayant pas crevé pendant un tour du monde avec ces pneus !).

Pour la taille du pneus, pas évident de savoir ce qui va être le plus adapté au terrain que l’on va trouver là-bas. Avoir un pneu pas trop gros permet de limiter la résistance au roulement, mais un pneu trop fin sera moins confortable et tiendra un peu moins sur piste. Après discussions avec notre partenaire spécialiste, on va tenter une taille de 42 mm de large (c’est moins qu’un pneu de VTT qui fait dans les 55mm mini).

guidon-velo-papillon-avec-moussesPour le pilotage, nous avons essayé les guidons droits, et les guidons papillons. La version papillon à l’avantage d’offrir une position relevée bien agréable pour le dos et les cervicales. Mais si il faut freiner en urgence, il faut changer très rapidement les mains de place… L’autre point négatif des guidons papillon, c’est que l’axe des poignées qui ont les freins (la partie basse du guidon papillon) est un peu plus proche de l’axe de rotation du guidon.

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La position repos des guidons papillons ! Vercors 2010.

Ce qui fait qu’en descente, on se retrouve un peu moins stable car le moindre mouvement droite gauche sur le guidon fait vite bouger la roue. Cela peut être compensé par une potence rallongée, et un guidon papillon mis en position « verticale ». Et pour finir, les guidons papillon sont souvent recouvert d’une mousse qui n’est pas très durable, et qui à la longue à tendance à partir en morceau, et en plus se gorge d’eau quand il pleut.

Pour les guidons droits, on peut les agrémenter de cornes aux extrémités, pour pouvoir changer un peu la position des mains de temps en temps. Et nous avons choisi aussi des poignées ergonomiques, c’est à dire avec un appui sur le bas de la paume, ce qui reparti un peu mieux la pression et limite les douleurs à la longue.

a-poignéesMontées

Les freins font l’objet de discussions sans fin. Avec les accros aux freins simples VBrake, que l’on peut réparer partout (ou presque) et simplement, ceux qui préfèrent les freins à disques hydrauliques surpuissants et bien utiles quand on est chargé comme une mule dans une descente interminable. Il y a aussi ceux qui font un compromis (entre puissance de freinage et réparabilité) et prennent des freins à disque mais avec une commande à câble. Et pour finir, il y a aussi les systèmes de freinage sur patins à commande hydraulique.

Bref, plein de combinaison, avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Notre choix s’est porté sur des freins à disques à câble pour Math et Fanny (on est très « compromis » chez les MMs). Et pour Manu, on a choisi de ne pas changer les freins qui étaient montés d’origine sur le vélo, à savoir des freins à patins à commande hydraulique (que l’on peut remplacer par des VBrake classique en cas de problème de fuite hydraulique par exemple).

4 réflexions au sujet de « Le matériel de vélo »

    1. Très bonne remarque, c’est un point que l’on a oublié de citer. Et pourtant on en a discuté avec l’équipe de Naturavélo.

      Sur nos 2 vélos actuels ‘en attendant le nouveau), nous sommes équipés avec un braquet de 26/34 = 0,765. Mais le vélo de Math est un 28″, alors que le mien est un 26″. Et en plus, nous n’avons pas les mêmes sections de pneus. Ca donne au final des développement de 1,66 m/tr pour Math, et 1,57 m/tr pour moi. Mais on va probablement changer le petit plateau de Math pour se rapprocher des 1.5m/tr, parce que dans certaines montées, Math devait forcer un peu trop à son goût !
      Il y a une très bonne explication sur le sujet ici : http://mapage.noos.fr/ptis.trucs.sympas/braquets.htm

      Et coté dérailleur, je suis équipé en XT (mais il parait que c’est un peu trop haut de gamme pour du voyage). Et Math sera en Alivio….

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  1. C’est en effet une bonne idée de mettre un petit plateau de 22 🙂 Pareil pour le grand plateau, si vous en avez un de 48, c’est souvent trop pour pouvoir exploiter les pignons de 11 et 12 en voyage, descendre à 44 est plus adapté.

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    1. On se demandait même si on allait pas supprimer les grands plateaux…. On ne les a jamais mis…. Quand ça descend, on en profite pour se laisser glisser et regarder le paysage ! Merci en tous cas pour l’info.

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